Conversation autour de L’Anthologie ontologique de Jean-Charles Pichon

Conversation autour de L’Anthologie ontologique de Jean-Charles Pichon

Christophe André, Julien Pichon et Jean-Christophe Pichon.

Berder-sur-Seine janvier 2019

L’EXIL

Julien PichonL’Anthologie ontologique. Il s’agit d’un livre important dans l’œuvre de Jean-Charles Pichon : un texte à la fois autobiographique, métaphysique, prophétique parfois ; significatif également pour la date de son élaboration qui se situe juste après l’écriture de L’Homme et les Dieux, Le Dieu du futur et Celui qui naît, œuvres sur les cycles de l’histoire ; mais antérieur aux ouvrages consacrés à l’étude de la machine de l’éternité, que sont Le Déménagement zodiacal ou Le Petit métaphysicien illustré. Révélateur puisqu’il se situe au moment où Jean-Charles réorganise sa vie : il quitte (il fuit) Paris, abandonne ses amis, ses éditeurs et s’exile dans un village de la Nièvre avec sa femme Geneviève, loin de tout.

Pour parler de ce livre et de ce qu’il représente dans l’œuvre de Jean-Charles, je suis avec Jean-Christophe Pichon, son fils, et Christophe André, un homme qui s’intéresse particulièrement à l’œuvre de Jean-Charles Pichon depuis plusieurs années.

UN MANUSCRIT OUBLIÉ

Christophe André – Je lis les ouvrages de Jean-Charles Pichon depuis une quinzaine d’années, depuis 2003 pour être précis, l’année où j’ai découvert cet auteur hors du commun avec L’Homme et les Dieux, Les trente années à venir et L’Histoire des mythes. C’est donc uniquement en tant que lecteur que j’ai approché l’homme. Je ne l’ai jamais rencontré. J’aurai pu, puisqu’il est décédé en 2006. Mais je n’en ai jamais eu l’occasion. J’ai d’abord été séduit par l’historien et surtout par le mythologue.

Julien Pichon – on parle aujourd’hui de L’Anthologie ontologique, une première édition de cet ouvrage écrit en 1974. Un livre qui n’avait jamais été publié auparavant. Ce qui est surprenant compte tenu du contenu et de la modernité de ce livre. Ce qui illustre bien la difficulté que rencontrait Jean-Charles pour se faire publier. Les éditeurs ne comprenaient pas pourquoi il avait abandonné le roman pour se consacrer à l’étude des civilisations, études dont ils estimaient sans doute qu’elles n’étaient pas de son ressort ; ils n’y voyaient peut-être que des élucubrations fantaisistes, loin de ce qu’ils imaginaient à l’époque devoir être la littérature. Surprenant si l’on considère l’éblouissante qualité littéraire des œuvres tardives de Jean-Charles.

… Voir la suite dans Compte-Rendu de Berder-sur-Seine janvier 2019

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s